Formes Courtes

 

 

 

La foule à l’air.

Sous le lampadaire. Pour son pain. Celui qu’elle gagne.

Ou plutôt, qu’elle ne gagne plus.

La foule à l’air. L’air d’hiver. Celui qui glace le sang.

Les têtes s’échauffent, pour un rien.

Un rien qui devient tout. Souvenez-vous.

Que ce n’est qu’un rien, sans vous.

 

 

Ça s’accélère. Les baguettes se pressent sur la peau de la caisse. Elle est clair, la caisse. La nuit, elle, est sombre. Le souffle,

court.

La cymbale claque. C’est la pluie qui tombe. Il ne se passe rien.

Enfin, pas tout à fait.

 

 

Le jour va se lever. Je l’attend depuis longtemps. J’ai déjà préparé le petit-déjeuner.

J’attends.

Toujours.

Encore.

Encore et toujours

Aujourd’hui, je crois qu’il va rester au lit.

 

 

Sur une petite allée, mes pieds sont nus. Les graviers qui la composent me font mal.

Je continu ma route.

Mais pas sur la route. Sur les graviers.

Ils n’ont pas décidé de rester ensemble.

 

Pas du jeu. Je perdais tout le temps.

Jamais toutes les cartes, jamais le plus grand nombre, jamais le premier.

Maintenant je triche, et mon frère supporte pas.

 

 

Sans pitié. Ils étaient sans pitié quand il s’agissait de passer à l’acte.

Le verre est plein.

Acte.

Le verre est vide.

Sans pitié, je vous avais dis.

 

La nuit tombe au rythme du clic clac du clavier. Clairement, tout ça n’est pas clair.

Les mots apparaissent comme des crissements de craie. Pas la peine de crier, hein.

Tout va bien se passer, comme disent les pompiers.

 

Par Josephe Hussenot




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