Texte 1 Barth

Ça y est, c’est la deuxième édition des 48 heures d’écriture.

En fait c’est la troisième édition.

Mais la première je ne l’ai pas faite.

C’est donc la deuxième pour moi.

Et comme la première, je ne sais pas du tout quoi écrire.

Les gens autour de moi ont l’air très inspiré. Sauf Timothée qui est sur un forum.

Quand j’écris Timothée, le correcteur orthographique me suggère d’écrire Timoûthée, je trouve cela amusant.

Mais ça ne m’inspire toujours pas. Je devrais peut-être aller sur un forum aussi pour trouver l’inspiration. Mais je ne suis pas sur que cela marche. Dans le doute je préfère ne pas tenter l’expérience.

Le temps que j’écrive cela, Timoûthée est parti, Simon est arrivé. Ils parlent d’esperanto. Je crois comprendre que c’est une langue. Simon précise que tout le monde s’en fout.

Je commence à avoir un début de migraine. Je ne sais toujours pas quoi écrire.

Joseph regarde mon écran en me disant « Je ne copie pas ».

Je lui répondrais bien qu’il n’y a rien à copier mais j’ai la flemme. Et puis le temps que je réflechisse Joseph est retourné à ses occupations. Et le temps que j’écrive cela Joseph est en train de conseiller Juliette sur les spectacles à venir.

J’ai du mal à suivre le rythme de Joseph. Il passe rapidement d’une chose à l’autre.

Il a de la chance.

J’ai l’impression que le temps que je passe à passer d’une chose à une autre, j’ai déjà oublié pourquoi j’étais sur une chose et quelle était cette chose et j’ai déjà oublié pourquoi je passais à autre chose et quelle était cette chose. Ce qui fait que mon esprit est toujours dans un entre deux et n’aboutit jamais à rien. Sauf là peut-être. J’ai abouti à la conclusion que mon esprit était toujours dans un entre deux ce qui n’est, en soi, pas un entre deux.

Donc je suis dans l’entre deux sauf quand je m’en rend compte.

Là je m’en rend compte.

C’est pas désagréable.



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