Le Malade Imaginaire

Cette comédie-ballet en trois actes et en prose a été représentée pour la première fois le 10 février 1673, au Palais-Royal avec une musique de Marc-Antoine Charpentier, le rival de Lully. Elle a sans doute été créée pour la cour, comme le laisse penser son prologue. Mais le roi ne la verra que l’année suivante, à Versailles, après la mort de son créateur.

Molière, déjà très malade, vit une période douloureuse. Madeleine Béjart est morte en 1671, ainsi
que son fils Pierre-Jean-Baptiste. Brouillé avec Lully, il se voit dans une quasi disgrâce. A cinquante et un ans, il est à bout de forces. Et pourtant cette comédie est sûrement une des plus belles pièces de l’auteur, basée sur une
thématique profonde, la mort, et dont le sujet est l’imposture médicale.Le Malade imaginaire sera la dixième pièce à rentrer dans le répertoire de cette jeune compagnie.
Elle a été notamment présentée dans le cadre du Festival « Eteignez vos portables » du Conseil départemental des Haut-de Seine avec des parcours pédagogiques au sein des établissements scolaires du 92. Elle sera proposée en audiodescription dans le cadre du Schéma départemental d’accessibilité à tous les publics.

Argan est un homme parfaitement bien portant mais profondément hypocondriaque, jouet des intérêts de médecins peu scrupuleux, trompé par une femme avide qui attend sa fin avec impatience, sa vie se consume en remèdes inutiles.
Aveuglé par ses angoisses, Argan veut que sa douce fille Angélique, pourtant amoureuse du tout aussi doux Cléante, épouse un médecin et assure ainsi sa longévité.
Heureusement Toinette, fidèle bonne, et Béralde, son frère intègre, se chargent de ramener à la raison cet Argan naïf et d’éloigner les intriguants par une ruse imparable qui dévoilera les vérités.



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